Les nouvelles technologies des 10 dernières années et la pratique du droit

Les technologies ont évolué à un rythme accéléré au cours des 10 dernières années. Cette évolution a des répercussions dans l’ensemble des sphères de nos vies, notamment sur notre manière de pratiquer la profession juridique.

À SOQUIJ, la mise en ligne des premiers Express électroniques, que l’on appelait à l’époque «Express 2.0», remonte à un peu plus de 10 ans seulement, soit en novembre 2009. Comme moi, vous avez peut-être l’impression qu’ils sont là depuis des décennies. Eh non, cette évolution est somme toute assez récente.

Vous souvenez-vous également que le premier iPad est apparu à peu près au même moment, au cours du premier trimestre de l’année 2010? Pourtant, nos tablettes ont rapidement été intégrées à notre vie de tous les jours. Il est difficile de se souvenir de notre environnement technologique avant l’arrivée de cet outil si pratique, n’est-ce pas? Dans un article de février 2011 paru dans La Presse, déjà des avocats faisaient l’apologie des applications utiles à la pratique du droit offertes sur ce nouvel outil.

Le blogue SOQUIJ a vu le jour en novembre 2011. À l’époque, les médias sociaux Facebook et Twitter étaient déjà présents depuis quelques années et intéressaient nos collaborateurs étant donné les nouveaux phénomènes que l’on pouvait y observer (lynchage public, propos diffamatoires de toutes sortes, arnaques, leurres…). Voici quelques-uns des billets publiés à ce sujet, dont le tout premier billet du blogue, publié le 17 novembre 2011, intitulé À un clic de la diffamation:

Ce n’est qu’un tout petit échantillon des textes produits par nos collaborateurs liés aux médias sociaux. Les articles sur le sujet sont nombreux et on voit encore régulièrement des jugements liés à des propos tenus sur Facebook, notamment.

Est venu ensuite l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA). On a remarqué la mise sur pied de laboratoires qui s’intéressent à l’utilisation de l’IA dans le domaine juridique, notamment le Laboratoire de cyberjustice et l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (ulaval.ca). Au cours des récentes années, on a vu l’apparition de plateformes destinées aux citoyens aux prises avec une question litigieuse, comme Parle consommation et JusticeBot. Dans la pratique comme telle, les cabinets intègrent également de plus en plus d’outils intelligents, par exemple, Kira, un outil de révision de contrats, Specif.io, qui est notamment utilisé pour la rédaction des documents au soutien des demandes de brevets, et Alexa, qui permet de traduire des contrats, des prospectus de valeurs mobilières, etc. Enfin, il y a aussi la question des robots qui pourraient remplacer des juges et les avocats qui est à surveiller…

L’évolution technologique des dernières années comprend également l’infonuagique, qui a révolutionné notre manière de travailler en nous permettant d’avoir accès à nos données, peu importe l’endroit où nous nous trouvons, et en tout temps. Ce gain en efficacité vient avec des enjeux comme la sécurité et le droit à la déconnexion.

Enfin, les 2 années pandémiques nous ont fait prendre un virage technologique rapide dans les palais de justice, au sein des différents tribunaux administratifs et dans l’organisation de nos rencontres avec nos collègues et nos clients. Un article de La Presse de décembre dernier nous permet de voir comment tout cela a été vécu de l’intérieur du système de justice. La découverte des plateformes Teams et Zoom a donné lieu à des événements cocasses dans nos différents milieux; on se souvient du célèbre filtre de chat utilisé par un avocat dans une audience aux États-Unis. Malgré la levée des mesures sanitaires, la pratique des rencontres Teams demeure dans notre vie quotidienne et professionnelle. Elle est sans doute là pour rester…

Ce très rapide tour d’horizon des avancées technologiques de la dernière décennie nous fait bien voir à quel point l’évolution a été accélérée et riche en découvertes de toutes sortes. Que peuvent bien nous réserver les 10 prochaines années? Espérons qu’une pandémie ne fera pas partie de l’équation cette fois.

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