En général, on remplace le pronom indéfini on par la forme l’on après et, ou, où, que, à qui, à quoi, si, par souci d’euphonie:

On vieillit et l’on oublie ses amis d’enfance. Il faut choisir: ou l’on fait les sacrifices nécessaires ou l’on renonce au projet. Ces lieux où l’on a vécu. Tous ces pauvres que l’on veut secourir. Ces maîtres à qui l’on doit tant. Ce à quoi l’on s’applique. Si l’on suppose.

Certains emploient l’on en dehors des cas énumérés ci-dessus. Cet emploi gratuit semble souvent quelque peu affecté. On écrira donc: Quand on arrive à l’entrée de la ville, et non Quand l’on arrive…

On évitera d’employer l’on au lieu de on quand la présence du l’ entraînerait des effets d’allitération fâcheux, tels que: Et l’on le lui donna. Si l’on le lui accordait. Dans ces cas, il vaudra mieux laisser l’hiatus: Et on le lui donna. Si on le lui accordait.

L’emploi de l’on en tête de phrase est archaïque: L’on doit considérer d’abord… De nos jours, on écrit: On doit considérer d’abord.

(Jean Girodet, Pièges et difficultés de la langue française, Bordas, Paris, 1981, p.543.)

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